12.05.2012
Goodbye Cambodia !
En Inde (ici), puis au Népal (ici), j'avais partagé avec vous quelques portraits des gens. Visages croisés ou belles rencontres, je trouve qu'à l'instar des photos de paysages, les portraits sont aussi une façon de raconter un voyage.
Du Cambodge ce sont, avant toutes choses, les sourires qui resteront gravés dans ma mémoire. La gentillesse des gens, leur accueil, leur curiosité amicale... voyager et vivre au Cambodge c'est avoir le bonheur de croiser de la joie, un rire, une expression d'enchantement à chaque coin de rue.
Cambodge, pays du sourire....


Je vous donne rendez-vous lors d'un saut de puce en Thaïlande ou fin mai au Myanmar, premières étapes de mon beau voyage !
10:50
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07.05.2012
Un pied devant l'autre

La semaine dernière, c’est un chauffeur de tuktuk au bras unique qui m’a conduit à travers les rues de Phnom Penh. Un seul bras qu’il avait le pauvre homme parce que l’autre s’était fait faucher pas l’une des nombreuses mines qui jonchent les terres cambodgiennes.
Le Cambodge détient un bien triste record, c’est le pays qui compte le plus grand nombre de mutilés au monde. Certains chiffres parlent de 40 000 personnes, soit près d'une personne sur 250, souvent des enfants et des paysans, deux populations déjà vulnérables par ailleurs.
Le pays a été truffé de mines terrestres pendant plus de 20 ans, par les Khmers rouges, puis les vietnamiens et récemment de nouveau, à la frontière thaïlandaise, terrain du conflit pour la propriété du temple de Ta Krabei.
Les mines antipersonnelles portent bien leur nom puisqu’elles "frappent" sans distinction. Armes machiavéliques, elles ne sont pas conçues pour tuer mais pour blesser, handicaper “l’ennemi” et ainsi l’affaiblir. Arme du pauvre, c’est l’une des machines de guerre les moins coûteuses (moins d’un dollars). Armes démoniaques, elles ne disparaissent pas avec la fin d’un conflit, au contraire, avec elles le cauchemar perdure puisqu’elle continuent d’attaquer, même en temps de paix. Elles attendent sagement qu’un petit pied inoffensif viennent exercer une pression sur le détonateur…
Comme dans d’autres pays aux sols minés, tels que l'Afghanistan, l'Angola, le Rwanda, la Colombie
ouencore la Bosnie, des ONG locales ou internationales font un travail formidable d’information, d’assistance aux victimes, d’interdiction et surtout de formation au déminage. Les démineurs cambodgiens ont acquis une expertise reconnue dans le monde entier et ils se mettent aujoud'hui au service de l'Angola ou du Soudan. Grace à eux, on peut visiter avec insouciance les temples d’Angkor ou la belles province de Koh Kong… Mais gare à ceux qui quittent les routes et les chemins de terres, les mines sont encore là et fonctionnent parfaitement !
S’il reste encore beaucoup à faire, le Cambodge et les khmers guérissent lentement de ces maux, certains sont même chauffeur de tuktuk...

Si vous visitez Siem Reap, après avoir vu les splendides temples d'Angkor, je vous recommande la visite de l'émouvant Cambodia Landmine Museum ; découvrez l'histoire d'Aki Ra, fondateur du musée et lui-meme victime des mines.
Découvrez aussi le joli blog de mon amie Oriane à travers un article traitant du même sujet.
19:13
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| Tags : mines, handicape, tuktuk, phnom penh |
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06.05.2012
Un lipdub... et puis c'est tout !
C’est comme ca, 6 mois passent sans même qu’on s’en aperçoivent.
J’ai pris un énorme plaisir à travailler pour cette formidable école qu’est Seametrey et grâce à Muoy, j’ai eu plusieurs occasions de m’enrichir professionnellement. L’une des nouvelles cartes que j’aurai ajouté à "mon jeu" est celle de l’outil vidéo, un support qui à la côte en ces temps où le visuel prend souvent le dessus sur l’écrit.
Pour finir donc, voici mon dernier projet, c’est un lipdub (ou presque) tourné dans l’école avec une centaine d’enfants. L’autre jour Sam Roth me dit les yeux plein de fierté, “teacher, can we see the video on ALL the computers of the world ???”. Ben oui Sam Roth, t’as tout compris et avec ta bouille à craquer je suis contente si cette vidéo t’aide un peu à rester à l’école.

Si vous souhaitez soutenir Seametrey et les projets d’avenir de la directrice, pourquoi ne pas acheter un pot de confiture Kanika ? Oui, oui, un pot de confiture (j’en avais parlé ici) dont la recette des ventes va financer la construction de la future école. Une école construite en confiture, j’adore.
06:30
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| Tags : lipdub, kanika jan, seametrey, school, école, vidéo |
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